En Outaouais
POUR GOURMETS
ET GOURMANDS
EN TOUTES SAISONS

-par Chantal Beauregard

Un repas doit toujours être dégusté en bonne compagnie et dans un décor agréable, nous dit-on. Suite à une délicieuse visite de quelques jours en Outaouais, je vous propose des adresses à retenir lors de vos prochains déplacements.

L’Outaouais est une région de montagnes, de rivières et d’innombrables lacs qui offre des attraits à longueur d’année pour les adeptes du cyclisme, du ski, pour les amants de la nature, aussi bien que pour les amateurs de bonne chair.

Le Baccara du Complexe Lac-Leamy
Gatineau
Ce restaurant, niché au troisième étage du Casino, s’est mérité plusieurs distinctions dont la mention « Table de prestige », « Meilleur service et Meilleur restaurant haute cuisine » et un prix d’excellence pour l’une des plus remarquables cartes des vins du monde. D’ailleurs, la sommelière, Danielle Dupont a reçu le prix de « Premier nez du Québec » dans le cadre du concours du Meilleur sommelier du Québec.

Ici, on se laisse guider en choisissant le menu du chef, crevettes, noix de ris de veau, filet d’autruche, etc. et la palette de vins accompagnant chaque plat, tels que proposés par la gagnante!!! Danielle est charmante et prend un véritable plaisir à nous faire partager ses découvertes. L’expérience est mémorable.
www.casino-du-lac-leamy.com

La Boucanerie Chelsea
L’unique fumoir de la région de la capitale nationale est l’entreprise de Jean et Ginette De La Durantaye. Ils se spécialisent dans la vente au détail et en gros de poissons et de fruits de mer fumés : saumon d’élevage et maquereau d’Atlantique, estugeon sauvage de Fort Coulonge, truite québécoise, crevettes, pétoncles, etc. Les produits entiers sont fumés au bran de scie à l’érable puis réfrigérés. En filets, on les traite à froid d’abord pour raffermir la chair. Le processus demande un équipement très spécialisé et fort coûteux.

De plus, la boutique réservée aux visiteurs regorge d’autres produits régionaux, notamment du gibier, autruche, chevreuil, sanglier, bison, lièvre. On ne sait plus quoi choisir, et on envie les résidents locaux qui peuvent s’y arrêter fréquemment.
www.boucaneriechelsea.com

Les Fougères
Toujours à Chelsea, nous nous retrouvons dans une grande maison située dans un cadre naturel enchanteur. Le bâtiment est entouré de jardins, la salle à manger, meublée de créations d’artisans québécois, comprend de grandes baies vitrées, une cheminée en granite, et des œuvres d’artistes de la région.

Ce restaurant haut-de-gamme est reconnu comme étant l’un des meilleurs au pays. La liste des prix qu’il s’est mérité est fort longue. On a vanté l’originalité de ses plats, l’excellence de ses vins, l’efficacité de son personnel et son décor unique. Les propriétaires, Jennifer Warren-Part et Charles Part, favorisent les produits frais locaux et utilisent leurs jardins de fines herbes et de fleurs comestibles pour créer des plats aux saveurs uniques.

Peu importe le temps de l’année, la sommelière Véronique Rivest nous accueille chaleureusement comme si nous faisions partie du clan des grands de ce monde qui fréquentent l’établissement de façon régulière.
www.fougeres.com

Le Moulin de Wakefield
C’est un véritable moulin à farine, érigé en 1838, maintenant devenu une auberge de luxe. L’édifice conserve cependant son cachet ancien exhibant avec fierté ses mûrs de pierres d’un mètre d’épaisseur, ses foyers et ses larges fenêtres donnant sur les chutes Maclaren. C’est toute l’histoire de la région et de ses gens qui y est célébrée. On se laisse emporter par ce décor, on sirote un verre au bar ou on se dirige vers la salle à manger Penstock qui propose une cuisine internationale et une liste de vins d’importation privée.
www.wakefieldmill.com

Ferme Takwânaw
Les bisons de la Petite-Nation

Il faut suivre attentivement les directions : sur la route 148 est, environ cinq kilomètres après le village de Thurso, tourner à gauche sur la montée de Gore, au T tourner à gauche, etc… Bientôt, nous sommes accueillis par deux fillettes blondes suivies de leur mère. Astra Schneider et son conjoint, Jacques Lepage, exploitent cette ferme de 400 bisons, l’une des plus grandes du genre au pays, depuis 1991.

Le troupeau n’est pas immédiatement visible aux abords de la maison puisqu’il jouit d’un immense territoire de plus de 600 acres pour ses ébats. L’élevage des bisons est fascinant mais captivant, nous explique-t-on, ne laissant pas beaucoup de temps pour des vacances en famille.

Un bison peut vivre plus de vingt-cinq ans, mais Astra et Jacques abattent leurs bêtes entre quatorze et vingt-six mois pour s’assurer d’une viande de qualité, tendre et savoureuse. De plus, leurs animaux sont élevés naturellement, sans hormones de croissance ni antibiotiques. Leurs produits sont vendus dans la région ou peuvent être achetés directement à la ferme sous différentes formes : filets mignons, surlonges, bifteks à braiser, etc..

De grands projets pour 2005 : l’ouverture de leur Table champêtre pour accueillir des groupes de 15 personnes et plus. À suivre.
www.lebisondelapetitenation.com

Le Café du bistrot
On nous avait dit que ce petit bistro de St-André-Avelin était fort sympathique et très populaire. Heureusement, nous avions des réservations, car l’endroit de 64 places était bondé. Patrick Leblanc, le chef-proprio, est originaire de Montebello et travaille dans la restauration depuis l’âge de 13 ans. C’est pour lui une vocation et il dirige maintenant une brigade de 8 personnes offrant une cuisine fraîche, présentée avec art et recherche : cœurs de palmiers, escargots gratinés, saumon en papillote, veau, bifteck, etc. Un plaisir au goût et à la vue! Pour un jeune chef qui a appris par la pratique, les résultats sont étonnants.

D’autre part, Patrick a conservé le four à bois déjà existant, lors de son acquisition, et continue d’offrir un vaste choix de pizzas à ses habitués.

 

 

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