DU TABAC À LA CANNEBERGE

De toujours, la région de Saint-Thomas-de-Joliette avait été reconnue comme la capitale du tabac au Québec. Les choses ont bien changé, comme en témoigne Daniel Coutu, lequel se recycler dans la culture de la canneberge.

Des cinquante-six producteurs reconnus de cette région de Lanaudière, une vingtaine seulement continue d’opérer, bientôt on les comptera sur les doigts de la main. Quant à Daniel Coutu, en 2004, il faisait honneur aux subsides gouvernementaux reçus, et puis à nous la canneberge.

Daniel Coutu aura été producteur de tabac, de père en fils, pendant une trentaine d’années. Tout allait bien, jusqu’à ce que les compagnies de cigarettes se mettent à acheter leur tabac du Brésil, notamment.
Les Brésiliens, surtout, vendent leurs feuilles de tabac à un prix auquel ne pourraient rivaliser les fermes du Québec. Cela est dû, nous le savons, aux faibles coûts de la main d’œuvre dans les pays d’Amérique du Sud.
Ensuite, les usines canadiennes ajoutent les produits chimiques qui leur semble bon.
Une demande qui a déjà rapporté 15 millions$ a vu ses revenus tomber à un seul million$.
Après des essais avec les piments et les oignons, Daniel Coutu se lance donc surtout dans la canneberge : 30 acres de canneberge grâce à la terre qui s’y prête bien ainsi qu’à un systèmes d’irrigation facilement adaptable à cette culture.
Sur la photo, parmi les jeunes pousses de tabac qui seront transportées dans les champs, Daniel Coutu fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Il sourit.
Faut dire qu’il n’est pas le plus mal en point, ni le moins bien nanti en équipement de la région de Saint-Thomas…

P.L.

 

LE VIN DE L’ÎLE RONDE

À une marina de Saint-Sulpice, nous embarquons sur un bateau comme le font des milliers de visiteurs, chaque été, la plupart dans le but d’assister aux performances d’humoristes sous Le Chapiteau pouvant recevoir 600 personnes.
Un peu d’histoire de cette seigneurie de 1709…?
Vers la fin des années 80, Jocelyn Lafortune et la famille de Guy Vandandaigue font l’acquisition de cette île –partie de l’Archipel de Verchères dans le Saint-Laurent- qui avait été abandonnée et vandalisée depuis 25 ans.
Aujourd’hui, il y a l’électricité…mais pas le téléphone.
Les époux Vandandaigue, Ghyslaine et Guy y construisent maison et, près d’un quart de siècle plus tard, leur fille Johanne décide d’y monter des spectacles.
Sur la plage, on organise des parties de volleyball, un méchoui attendant les sportifs, ou encore les spectateurs, en tout début de soirée. Voilà pour la partie récréo-touristique de la « Ronde ».

Dans la partie réservée à la culture, Vignoble Lafortune fait bon usage d’un sol argileux et de la proximité d’une grande masse d’eau.
Dans cette superficie de 67 hectares dont 8 ha plantés en vigne, nous passerons plus d’une heure à nous faire expliquer, notamment, que : le sous-sol argileux et la proximité d’une large étendue d’eau procurent plusieurs particularités étonnantes; que le raisin va profiter du soleil qui, en se reflétant constamment sur l’eau, aide au mûrissement; alors qu’un vent toujours présent chasse les maladies, fait respirer la vigne.
Le Rosé-de-l’Île, les vins fortifiés La Fortune Blanc, La Fortune Rosé et La Fortune Rouge ne manquent pas de créer leur effet à l’occasion du repas 5 services qui nous est servi dans ce bâtiment prenant des allures de château. (PHOTO)
Vignoble Lafortune organise des visites de son vignoble, du cuvier et du chais en plus d’offrir la table champêtre.

P.L.

Chapiteau de l’Île Ronde
www.ileronde.com

Domaine de l’Île Ronde –Vignoble Lafortune
www.domainedelileronde.com

 

 

LA BERGÈRE ET LE CHEVRIER


La bergère Lyne Brunelle en compagnie de ses brebis

La Bergère et le Chevrier, dans Lanoraie, est une petite ferme- fromageries de chèvres et de brebis qui produit ses fromages à partir du lait de ses propres troupeaux.
De là proviennent les fromages Louis-Riel, Tomme de la bergère, de même que de la crème glacée au lait de brebis doux et sucré naturellement. Essayons toutes les saveurs !
De plus, on y produit de la viande d’agneau et de chevreau sans hormones ni antibiotiques, découpée et emballée sous vide.
Les installations permettent des présentations pour groupes. Il y a possibilité de forfaits avec la Tourbière de Lanoraie ou la Pépinière de Berthier.
Pour nous et pour nous seulement (euh !) la bergère, Lyne Brunelle a bien accepté de se faire photographier au milieu d’un petit troupeau de brebis. Clic, clic…

L’ARTISAN FUMEUR
Par exemple, on peut goûter à des produits fumés à chaud au bois d'érable, chez L'Artisan Fumeur de Mandeville. Le goût distinctif du 'fumé' demeure très populaire auprès des gourmets. La méthode ancestrale de fumage au chaud de Daniel Gagné est la même qu'utilisaient les Amérindiens qui obtenaient des saveurs exquises. Plus de 30 produits sont offerts dont la truite et le brie farci ainsi que le jambon, bacon et pattes de cochon.

LA BERGERIE DES NEIGES
En milieu agricole, à quelque vingt minutes de Joliette, se trouve La Bergerie des Neiges : une autre occasion de découvrir patrimoine et terroir lanaudois.
Lui, Pierre Juillet, donnait dans l’enseignement, elle, Desneiges Pépin était avocate, des citadins pure laine qui ont tout abandonné pour vivre leur passion, l’agneau, et la faire partager.
Bergerie, gîte dans une école de rang restaurée et cette maison tout en lumière qui peut accueillir des groupes de 10 personnes et plus pour déguster de l’agneau sous diverses formes : pièces, méchoui, mergez, saucisses maison, cretons, rillettes…nous voilà à table !
Que c’est bon, que c’est charmant ici.
Malheureusement nous ne pourrons plonger dans la piscine chauffée, d’autres aventures nous attendent en Lanaudière.

 

 

 

RETOUR A L'INDEX

 

 

Retour à la page d'entrée