LES MIDIS DANS LE VIEUX
LES TRÉSORS DE LA CITÉ -Texte et photos : Pierre LUC |
Si vous avez suivi Chantal Beauregard dans le quartier international du Vieux-Montréal, nous voici, grâce à l’agence Guidatour encore, parmi Les Trésors de la Cité.
Le guide Bruno Lajeunesse, affable et généreux, nous entraîne tout d’abord dans la Basilique Notre-Dame, son orgue et ses 7 000 pipes, là où s’est mariée Céline Dion.
Sur un vitrail, nous apercevons Monsieur de Maisonneuve, homme pieux transportant la croix sur le Mont-Royal. Nous sommes en 1643. Mais n’en dévoilons pas trop…
On se déplacera vers la Place d’Armes ; face à la Banque de Montréal fondée en 1875 ; dans la rue St-Jacques, le Wall Street montréalais ; et puis la Banque Royale et ses draperies et chandeliers d’époque –tout un coup d’œil ! en marchant direction Quartier des Récollets. Nous reprenons souffle Place d’Youville et Place Royale, berceaux des premiers habitants montréalais, dont les noms figurent sur le longiligne monument à leur mémoire.
Coup d’œil sur les magasins entrepôts transformés en lofts, la cour L’Écuyer, l’emplacement du premier hôpital Hôtel Dieu, passant au travers le hall de l’hôtel Marriott pour déboucher dans le resto de l’Auberge St-Gabriel (le plus ancien restaurant de Montréal), endroit de cuisine traditionnelle. Qui a financé l’expédition du Sieur de Maisonneuve et des ses quarante compagnons, qui a cofondé Montréal, quelles furent les premières tours montréalaises, quel nom portait tout d’abord la Banque de Montréal, où fut signé le traité de la Grande Paix avec les nations indiennes, tout autant de sujets abordés par notre guide.
Une heure et trente minutes plus tard, nous nous arrêtons Place Jacques-Cartier, face à l’Hôtel de Ville. Terminus devant ces édifices du Second Empire, côtoyant avec ceux de la Nouvelle-France : deux styles, deux traditions d’un Vieux-Montréal à découvrir. Un détail architectural, une anecdote, un brin d’humour et nous voilà rassasiés. Pour le moment. Car Guidatour a d’autres itinéraires à nous proposer : |
SON QUARTIER |
- Texte et photos : Chantal Beauregard « Regardez les lampadaires, ils sont typiques du quartier, ils ont été créés par le designer montréalais Michel Dallaire », explique notre guide, Micheline Giard de l’agence Guidatour.
Tous nos regards s’élèvent vers le haut et nous admirons les lignes modernes et esthétiques de ces éclairages qui s’élancent vers la rue. Voilà un des éléments qui nous permettront de découvrir et d’apprécier cette promenade à pied à travers le Quartier international, situé entre le centre des affaires et le Vieux-Montréal. Inauguré en 2004, ce nouvel espace urbain vise à mettre en valeur le développement de la vocation internationale de Montréal qui compte déjà plus de 60 organisations de ce calibre. L’espace se trouve entre les rues St-Urbain et University, d’est en ouest, et entre Viger et St-Jacques du nord au sud. Il englobe des édifices prestigieux tels le Palais des congrès, la Caisse de dépôt et placement, l’OACI, le Centre de commerce mondial, l’édifice Québécor, la Bourse, etc. ainsi que de nombreux hôtels haut de gamme.
Pour mes compagnons de route et moi-même, en majorité des Québécois d’origine ce jour-là, les détails architecturaux, la description des nombreuses œuvres d’art qui y sont intégrées, les anecdotes amusantes qui ont marqué l’évolution du quartier, toute cette précieuse information que nous livre notre guide nous transforme en touristes émerveillés dans notre propre ville. Les agencements des places publiques sont remarquables. La Place Jean-Paul-Rioppelle avec sa célèbre sculpture-fontaine, ses jeux de lumières, ses bancs et poubelles, exclusifs au quartier ; le Square Victoria, réaménagé selon sa configuration historique, ses espaces, ses arbres et ses fontaines, face à cette bouche de métro des plus parisiennes! Le clou de notre tournée est une visite privilégiée à la Caisse de dépôt et placement du Québec, un immeuble à l’architecture unique construit entre 2000 et 2002 faisant appel aux plus récentes avancées technologiques en matière d’efficacité énergétique. Ici tout est transparence et luminosité.
La grande verrière que l’on aperçoit dès l’entrée mesure 107 mètres de longueur et 47 mètres de hauteur. Elle est faite de verre fritté, c’est-à-dire de poudre de céramique, ce qui augmente le coefficient d’ombrage du verre et régularise la température intérieure. De plus, la distance entre deux sources de lumière naturelle dans l’édifice n’excède jamais 15 mètres, ce qui réduit les frais reliés à l’énergie. Très impressionnant! Photos : Sculpture de Jean-Paul Rioppelle; la Caisse de dépôt et placement Pour une visite accompagnée dans le Vieux avec Guidatour :
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